Atelier
Le haubert
Le haubert, ou cotte de maille (terme moderne), constitue la protection principale du chevalier. Genre de chemise à capuche constituée d'anneaux de métal entremêlés, il protège la tête, le torse, les bras et le haut des cuisses contre le tranchant des armes adverses. Il évolue très peu entre le début du 12e et la fin du 13e. La longueur reste la même durant ces 2 siècles, à savoir qu'il descend entre mi-cuisse et le dessus du genou.
Voici quelques exemples de hauberts au travers de l'iconographie du 12e et 13e siècle. Dates approximatives : 1110 - 1170 - 1250 - 1285.
Début 12e, on trouve principalement des hauberts à manches longues, rarement à manches courtes. Les mains ne sont protégées ni par le haubert, ni par aucune autre protection. La tête est protégée par un camail, la gorge et la bouche par un ventail, qui est une pièce de maille pouvant être ouverte en dehors du combat pour plus de confort. Le camail peut également être rabattu en arrière pour plus d'aisance.
C'est vers le milieu du 12e siècle que les manches du haubert seront prolongées par des mouffles de maille protégeant les mains. Ces mouffles sont composées de mailles sur le dessus de la main et de cuir au niveau de la paume. La partie en cuir est fendue pour permettre de sortir la main (voir ci-dessous).
Les anneaux
Au 12e et 13e siècles, les anneaux sont en fer ou en acier doux, assemblés selon un procédé appellé 4 en 1 et fermés par un rivet.
La méthode d'assemblage 4 en 1 consiste à insérer 4 anneaux dans un anneau. Et ceci, pour tous les anneaux de la maille. On peut voir un exemple de maille 4 en 1 rivetée sur la photo de droite.
Fabrication
En reconstitution il est généralement admit d'utiliser des mailles dites aboutées, c'est à dire composées d'anneaux fermés sans rivet. Cette méthode n'est pas historique, mais la fabrication en est beaucoup plus simple et rapide.
La méthode de fabrication d'un haubert a déjà été très largement présenté sur d'autres sites. Je vous invite donc à aller les consulter (voir liste en bas de page). Cependant, on trouve depuis quelques temps des hauberts de fabrication asiatique à prix vraiment très bas : environ 20 à 30 % plus chers que l'achat de la matière première (le fil de fer) pour réaliser son haubert soit-même. À ce prix là, nous préférons désormais acheter ces hauberts et ensuite les modifieer à notre convenance. En effet, ces hauberts sont généralement à manches courtes, sans camail et très larges. Il faut donc les adapter à la morphologie du porteur, alonger les manches, ajouter le camail et éventuellement des mouffles.
Suite à venir...
Sources